Suivre le fil RSS

DONNER SON PAIN QUOTIDIEN

LE FORMATEUR ET SON PAIN QUOTIDIEN

Formateur n’est pas un métier en soi. Il n’a pas de secteurs d’activité ou de conditions de travail spécifiques. Par contre, il a des lieux où il peut exercer. Exercer quoi? Il n’a pas de métier sur lequel il peut ronger son os, ou plutôt, il en a de nombreux. Il peut, par exemple, être menuisier, enseignant, secrétaire, employé ou toutes ces choses dont nous faisons notre quotidien. D’ailleurs, le fait de dire, dans nos prières: « …donne nous notre pain quotidien… » n’est-il pas significatif de cet état d’esprit qui devrait nous animer et qui veux que « former » s’adresse à toute personne éprouvant le besoin de partager quelque chose? On parle alors de transmettre. Vous voyez? Nous avons tous un coté formateur en nous! Parfois, nous avons des moments où nous n’arrivons pas à dire ce que nous aurions envie de dire car nous ne savons pas comment le dire et d’autres fois, c’est le monde extérieur, celui qui nous entoure, qui n’arrive pas à se mettre à notre hauteur. Tout se passe donc comme si notre personne, par le prisme de notre regard, est le centre du monde. Pour faire converger notre désir de partager avec celui des autres,  la société  met à notre disposition des moyens et des outils qui ont pour noms: formations, qualifications, diplômes, certifications, attestations, et autres évaluations qui se terminent en « ions » ou par quelque chose de ressemblant. Souvent, cela suffit à pouvoir transmettre mieux ce dont notre pain quotidien est fait. Mais (car il y a toujours un mais), parfois cela demeure insuffisant au regard de ce que nous pensions pouvoir faire car un sentiment ou une sensation plus forte, plus persistante s’est imprégnée dans notre tête. Le sentiment de ne pas avoir trouver le » juste » milieu entre notre aspiration première et les « ions » que nous avons digérés, pris pour nourriture, pour ainsi dire.
Et puis, est-ce important d’y prêter attention, à ce sentiment? A cette sensation qui nous alerte, intimement, que quelque chose n’est pas comme il faut? Et qu’est ce que cela peut-être, dirais-je, si jamais nous relevons le défi de vouloir en savoir plus à ce sujet. Un quelque chose qui se manifeste, ou pas, qui est là sans prévenir et sans dire quoi que ce soit et sans s’imposer à notre vue que par sa seule condition d’exister. Dans le temps, au fil des ans, encore et toujours il se manifeste à nous si l’envie lui prend et nous fait savoir son désir de paraître au grand jour. Car il faut laisser à ce sentiment, sa liberté d’expression! Cela est ma certitude de formateur attentif aux choses de la vie. C’est une question de sens. De bon sens, même. Nous sommes sollicités par notre environnement presque sans interruption et avalons sans compter des informations sans cesse renouvelées,  toujours utiles, jamais de trop. Nous construisons avec, notre parcours de vie et professionnel. Nous filons un bon coton et ne nous soucions pas trop de ce que notre petite voix intérieure pourrait nous dire, sauf, sauf? … quand nous sommes inexplicablement en phase avec elle: c’est alors tellement merveilleux que notre cœur se met à chanter. Ou quand nous avons un problème plus grave sur les bras et que nous nous disons: « M…, j’aurais mieux fait de m’écouter… ». Question de sensibilité. Mais toujours lié au sens que nous donnons à ce que nous vivons.
Apporter nos propres revendications dans une formation, un travail ou une tâche n’est pas un luxe mais une nécessité qui doit être basée sur ce sentiment intime et personnel que c’est « juste » ce qu’il nous faut, ce qu’il fallait faire à ce moment là. Je ne saurais comment l’appeler. Mais il m’appelle et j’essaye de répondre à son appel de mon mieux. Cela me demande parfois du courage, de l’abnégation, de la persévérance et du renoncement à certaines choses mais m’apporte aussi des instants de satisfaction intenses, une communion d’esprit et de corps propre à dynamiser mon action, à assumer mes choix et à les promouvoir. Par cette façon d’être à notre écoute et de respecter les choix de vie de notre entourage- si nous nous écoutons, nous respecterons naturellement les autres- nous pouvons être tous, des formateurs et transmettre des valeurs qui nous tiennent à cœur. Mais aussi et surtout être des professionnels compétents et reconnus dans notre secteur d’activité.
Mais voilà que je parle d’éthique. De se former à une éthique professionnelle. Est si l’éthique vise à répondre à la question « Comment agir au mieux ? », nous devons aussi découvrir quel est l’élément central pouvant la constituer. Se former…à l’éthique? Il n’y a pas de honte à cela, si cela est possible. Mais voilà que j’ai lâché le mot! « Honte ». Élément central pour moi pour parler d’éthique. Mais rapidement, hein?
Ou plutôt non, je vais en rester là et continuer à reparler de ce mot si joli et si sonore (et tic!) dans un article consacré entièrement à lui.

De LA SALLE

JEAN- BAPTISTE DE LA SALLE

Localisation :

Naissance Reims,1651/ Paris,1680/ Déplacements en France, 1700- 1714/ Décès Rouen, 1719

CV :

1680: Doctorat après la maîtrise ès arts et des études de théologie à Reims puis à Paris.

Issu d’une Famille bourgeoise de 11 enfants dont il sera l’aîné.

1684: Fondation de la communauté masculine des « Frères de la communauté des écoles chrétiennes » et ouverture, trois ans plus tard, d’un noviciat pour entrer dans la communauté.

1700 à 1714: Visite des écoles gratuites qu’il a créées dans les villes sur l’ensemble du royaume, malgré les oppositions ecclésiastiques (notamment à Paris et à Reims).

Tuteurs :

Ses œuvres ou actions menées :

1705 et 1706

Rédaction des deux textes fondateurs de la pédagogie lasallienne: les Règles Communes de l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes et la Conduite des Ecoles Chrétiennes.

Un système « à l’ancienne »
A donné naissance à l’image du sévère maître d’apprentissage, dont l’image, très chrétienne, du « frère à l’habit noir » est devenu célèbre et a perduré jusqu’au début du 20ème siècle. Son Ordre intervient dans le monde des petites écoles gratuites, vouées à l’enseignement des pauvres et à la formation des maîtres et maîtresses. Il fait partie d’une des innombrables congrégations religieuses de ce début de 17ème siècle.
La Salle vit un catholicisme strictement orthodoxe (et lié à la royauté).
Par son action de former les âmes à la morale et à la doctrine chrétienne, il se rapproche des élites dirigeantes qui y voient le moyen d’assurer la tranquillité et l’obéissance à l’ordre établi. L’école et son enseignement autoritaire, voire dictatorial, doit servir à conditionner les esprits des adultes et des enfants afin d’éviter les troubles et les désordres. D’un instrument de prévention et outil à conditionner, De La Salle l’oriente plutôt vers l’apprentissage de savoirs de plus en plus sollicités par les activités économiques. Fonction religieuse, fonction moralisatrice, fonction économique, tels sont les fondements de l’école du peuple.
Faussement considéré comme le fondateur de la pédagogie simultanée et initiateur de la pédagogie différenciée -les deux pédagogies étant parfois contradictoires-, il est sans doute celui qui a le plus contribué à l’organisation scolaire contemporaine (cf. la question du collège unique). Son souci de l’efficacité joint à l’utilité des choses apprises lui vont permettre de réorganiser l’enseignement, la classe et le contenu pédagogique. Mais comment?
A cette époque, règne la méthode individuelle : dans la même classe, tous les enfants sont réunis avec un seul maître qui va faire venir tour à tour à son bureau chaque enfant pour lui enseigner telle ou telle matière en fonction du niveau qui est le sien. Ce qui fait que, la majeure partie du temps, l’enfant est laissé à lui-même. Sa façon de faire le conduit à privilégier des temps d’apprentissage en fonction de l’éducation de l’élève et de son avancement dans les leçons: l’école Primaire est née! Apprendre à lire, écrire et compter aux élèves et ne laisser aucun sans occupation durable nécessite  un ensemble de ressources et d’organisation articulées autour de valeurs et de qualités comme l’esprit de discipline, l’intéressement des élèves (leur adhésion à…), la probité du maître ou de la maîtresse. Ainsi, pour gérer tout son petit monde, le maître use de signes faits  avec la main ou avec un instrument (un signal) ; le silence s’impose alors au maître et aux élèves. Le maître est juché sur une chaise haute qui lui permet d’embrasser du regard tous les élèves assis sur des bancs et devant des tables dont la hauteur dépend de la taille des enfants. C’est le maître aussi qui autorise le passage d’une leçon à une autre, au rythme de la réussite de chacun, en inscrivant le changement dans un catalogue. Notons au passage, que les classes sont composées d’environ 50 à 60 élèves.
Cette façon d’enseigner les savoirs de base se prolonge sur pratiquement toute l’année et se trouve valorisé, à la fin de l’année, par des leçons tirées à partir d’ouvrages à caractères religieux ou moral et d’un livre de civilité chrétienne issus de l’aristocratie. La Salle a repris ces recueils et les a réécris afin qu’ils soient orientés et adaptés à des activités plus économiques. Il demande alors aux maîtres et aux maîtresses qui utilisent ses manuels de s’y conformer. Mais pour encore mieux rendre son enseignement efficace et utile à ces enfants de pauvres, il choisit de le donner en français car c’est la langue parlée par eux. En effet, il fallait être bien éduqué et instruit pour parler le latin (et cela revenait cher de l’être).
Ce souci d’être en phase avec les contraintes des enfants et de leur milieu lui a non seulement permis de leurs faciliter l’apprentissage mais encore de le restituer de suite et à des fins vues comme utiles par eux.
<http://www.fabert.com/pages/pedagogues_du_XVII_siecle_jean_baptiste_de_la_Salle.php?current_page=1>

 

A propos de la pédagogie différenciée

L’auteur le plus important est sans doute Louis Legrand, qui officialise l’expression et veut mettre en place cette pédagogie dans les établissements scolaires.  » L’idée d’une nécessaire différenciation rationnelle de la pédagogie pour faire face à la diversité des publics présents dans les classes hétérogènes est le produit d’un conflit devenu insupportable entre cette diversité et l’unité réalisée des programmes et des méthodes. »
En 1975, la réforme HABY introduit le collège unique en supprimant les différentes filières (d’après le concept d’hétérogénéité, toutes les classes se valent). La loi propose donc un remède au problème d’hétérogénéité : la pédagogie différenciée.
Philippe MEIRIEU fait deux distinctions : différenciation/individualisation et groupes de besoin/groupes de niveaux. Pour lui, même si la différenciation est un moyen de s’adapter aux spécificités de chaque élève, la classe reste néanmoins un groupe au sein duquel chaque élève évolue. Ainsi l’enseignement n’est pas individualisé. La pédagogie différenciée permet alors de mettre en place des groupes de besoin. Ces groupes, contrairement aux groupes de niveaux, sont malléables et ponctuels. En d’autres termes, les groupes de besoin sont constitués en fonction des besoins des élèves à un moment donné sur un problème donné. Ils ne constituent en aucun cas des groupes à pérenniser dans l’année.
 <http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_diff%C3%A9renci%C3%A9e>

PROTAGORAS

Communiquez? A condition que se soit à des fins utiles et éducatives, dit Protagoras.
Dans le texte ci-dessous, nous pouvons jeter un coup d’oeil sur sa pensée et voir ou deviner qu’elle est de notre temps et toujours très actuelle. Il emploie une communication axée sur la necéssité de s’appuyer sur des choses réelles et concrètes afin que nous puissions évoluer vers ce rôle de citoyen (du monde) qui parle à la fois de son engagement à défendre ses idées et son souci à les rattacher au « ici et maintenant ». Quand je relis le texte et que je découvre des points de convergences à mon métier de formateur technique, je me dis que je me dois d’insister encore plus sur le rôle du langage en temps qu’intermédiaire naturel entre ce que je pense pouvoir faire et la description de ce que je peux faire. Il en va, comme Protagoras dit, de la reconnaissance de son utilité et, en passant, de celle de notre personne.

 « PROTAGORAS »

Localisation :

De 492 A 422 AV JC/ Thrace-Mer Égée ; Athènes ; Sicile.

CV:

Homme/ Né dans une famille d’extraction modeste/ Exerce un métir manuel/ Professeur itinérant/Doit quitter Athènes suite à un procès pour impiété/ Ses ouvrages sont brûlés en place publique.

Tuteurs :

Periclès ;

Ses œuvres ou actions menées :

1. Il apporte au langage une utilité et une beauté qu’il ne possédait pas à l’époque :
« Méprisé par les traditionalistes, suspect aux conservateurs, écrasé par Platon et Aristote, le sophiste a soulevé l’admiration des foules et fait courir vers lui toute une jeunesse dorée en quête d’instruments de réussite sociale, en particulier par la prise de la parole ».
2. La parole─ dans sa relation éducative─ sonne comme une considération hautement louable pour se différencier des autres espèces de vie :
« C’est chez Protagoras, que l’on trouve le célèbre mythe d’Épiméthée et de Prométhée, source de la nécessité éducative. Quand les dieux modelèrent les espèces mortelles en mêlant la terre et le feu, ils confièrent à Prométhée et à Epiméthée de distribuer à chacune les facultés qui convenaient avant de les laisser aller à la lumière.
 Epiméthée, après avoir persuadé son frère de lui laisser faire le travail, distribua les facultés en répartissant les forces et les faiblesses de façon à éviter l’extinction de chacune. Manquant d’instruction, de sophia, Epiméthée gaspilla les facultés en faveur des espèces privées de raison. Tant et si bien que l’espèce humaine se retrouva dépourvue d’avantages. Prométhée, chargé de l’inspection, vit tout de suite que l’humanité, elle, se retrouvait sans chaussures, sans lit et sans armes. Il déroba alors la science artiste à Héphaïstos et à Athéna (qui la pratiquaient clandestinement), ainsi que le feu, et il en fit don aux hommes.
 Zeus punit Prométhée pour vol, mais les hommes, eux purent compenser leur nature déficiente grâce aux outils techniques, à condition que l’éducation assure la transmission et la réappropriation par chacun de ces outils ».
« Utilisons les dons de Prométhée et laissons les dieux dans leur monde ».
3. Communiquer sur des choses concrètes et vérifiables éloigne de nous un discours un peu creux et pauvre en sens souvent assimilé à des allégories sans fondement réel et sérieux:
« Pour Protagoras, chacun est appelé à participer à la chose publique. (…) Par son enseignement, il entend former de futurs citoyens à la positivité scientifique et à l’instrumentation technique, notamment par la parole dont l’usage doit être maîtrisé dans une société ».
« Nous devons nous en tenir aux certitudes positives, vérifiables par tous, exploitables par chacun ».
4. Par des mots propres à nous ou par d’autres que nous nous sommes appropriés, nous avons la possibilité d’améliorer notre quotidien et de nous forger des objectifs de Bien-être qui ne nous sont pas toujours imposés par quelque chose ou quelqu’un.
« La vérité des choses se trouve ainsi en l’homme plutôt que dans les choses elles-mêmes. Ce qui signifie ceci : l’être des choses n’est pas à chercher au-delà du paraître (dans un monde des Idées par exemple, comme le posera Platon). L’être du monde est tel qu’il apparaît à mes sens, et selon qu’il leur apparaît. L’être des choses consiste en un apparaître dont le sujet humain est la source. C’est pourquoi la connaissance devient, quant à elle, une affaire de relations dans un contexte donné (normal, anormal ; en fonction de l’âge et des dispositions). L’homme devient le seul critère de ce qui existe ».
5. Le langage que nous tenons se doit d’être utile au risque de paraître singulier. S’il ne l’était pas, il serait vide de vérité ! :
« La chose, pour Protagoras, c’est plus particulièrement la chose dont on se sert, celle qui est utile. (…). Les opinions se manifestent selon les circonstances et se régulent selon le critère de l’utilité.
Dès lors, quel est le but et le moyen de l’éducation ? Le langage. Le langage est la pièce centrale de l’équipement humain, un outil d’une puissance multiforme, un instrument d’action et de transformation des hommes. Il eut grand soin de la grammaire en tant que, par elle, la parole prend force et devient le langage de tous. Éduquer, c’est apprendre à maîtriser la parole et à se montrer le plus convaincant dans la discussion, en déployant tous les moyens de l’éloquence et toute la technique du discours. Cela suppose que l’on soit capable de rallier les autres, c’est-à-dire en fin de compte de poser des affirmations et des décisions généralisables ».
http://www.fabert.com/pages/pedagogues_de_l_antiquite_protagoras.php>
 
Choisir sa communication: une histoire de vécu.
Se poser la question du « comment communiquons-nous? » ou de comprendre comment nous percevons  le langage d’autrui est essentiel pour exister. Surtout,  de savoir que nous ne  tirons pas entièrement notre salut de notre communication avec nos semblables mais aussi et souvent avec toute éspèce de vie qui nous entoure peut sembler incongrue:  Avec la Nature et ses composants, entre nos sociétés multiculturelles, nos conversations avec nous-même (conversations intimes, méditations, promenades intellectuelles, réflexions…).
Par rapport à cela, existe-t-il un langage « du coeur » à coté de celui de la raison? Un langage qui permettrait de s’approprier des valeurs, des concepts sans mine de rien? Simplement en étant en contact avec, par exemple en touchant le tronc d’un arbre et en levant notre regard vers sa cime ou en regardant un beau paysage ou tel ouvrier façonnant le bois avec le regard perdu dans sa tâche? Quel souvenir d’enfance lui vient-il en mémoire? Que ressent-il?
Ainsi sommes nous en mesure de percevoir d’autres langages que le nôtre et celui des arbres en particulier. Un langage qui vient du plus profond de nous et qui, si nous l’écoutons, nous permettra de  transmettre à nos concitoyens et à nos collègues de travail des notions que Protagoras avait déjà eu il y a plus de 2500 ans.

Le PROJET

LE PROJET

Personnaliser un projet
Exploration de soi, de ses valeurs, de ses atouts et de son rapport au travail;
Etat des expériences compétences et acquis professionnels et extra-professionnels. Ré-écrire son parcours, son CV, son histoire, le présenter à une tierce personne, en facilite l’appropriation et la structuration
La difficulté principale est d’écrire sur soi, de répertorier ses compétences. Le travail d’accompagnement à ce niveau consiste à aider la personne dans son introspection, ainsi qu’à repérer des transfèrabilités de compétences.
Les erreurs d’appréciation lors de l’élaboration, nos perceptions plus ou moins fausses de nos buts, les aléas des parcours, mais surtout toutes les découvertes au fil de l’avancement dans le projet, nous amènent à l’amender, le réorienter, l’affiner, le transformer.
Quelquefois nous devons conclure que ce qui était perçu comme un aboutissement ne sera finalement qu’une étape de ce projet qui se nourrit de lui même et des évaluations qui sont faites à chaque étape.

L’arbre de Jacques Charpentreau

arbre
Les parkings, c’est pour stationner,
Les camions pour embouteiller,
Les motos pour pétarader,
Les vélos pour se faufiler.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?

Les télés, c’est pour regarder,
Les transistors pour écouter,
Les murs pour la publicité,
Les magasins pour acheter.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?

Les maisons, c’est pour habiter,
Les bétons pour embétonner,
Les néons pour illuminer,
Les feux rouges pour traverser.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?

Les ascenseurs, c’est pour grimper,
Les Présidents, pour présider,
Les montres pour se dépêcher,
Les mercredis pour s’amuser.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?

Il suffit de le demander
A l’oiseau qui chante à la cime.

Salon Formation Emploi Colmar

Les 14 et 15 janvier 2011 – Parc Expo Salon formation Emploi Colmar

Le Salon Régional Formation Emploi est le fruit d’un travail partagé et d’une synergie réussie entre les neuf membres de l’association J.E.F. :

* Pôle Emploi,
* la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle du Haut-Rhin,
* l’Inspection Académique du Haut-Rhin,
* l’Université de Haute Alsace,
* l’AFPA,
* la Mission Locale Jeunes Haut-Rhin Nord,
* la Chambre de Commerce et d’Industrie de Colmar et du Centre Alsace,
* la Chambre de Métiers d’Alsace – Section de Colmar
* la Chambre d’Agriculture du Haut-Rhin.

Rendez-vous incontournable pour tous ceux qui recherchent une solution en matière d’orientation, de formation ou d’accès à l’emploi, véritable vitrine pour les acteurs concernés par l’emploi et la formation, ce salon haut-rhinois compte désormais parmi les plus importants du genre en France.

Plus d’info sur le site sfre

Bilan et perspectives

Pour ce premier article de l'année, le temps des bilans est venu et celui des perspectives d'avenir aussi. 2010 a été un tournant pour la formation. Ayant suivi une formation de formateur pour Adulte, j'ai pu monter en compétence dans le domaine de la formation. La préparation des animations ou  l'accompagnement de parcours sont des domaines vu durant cette année.  Recevoir des retours d'expériences  de la part de mes collègues . En effet un formateur est souvent seul et rare sont les temps de retours professionnels. Cela l'aide à progresser. Nous avons tous des points forts et des domaines à améliorer. Avoir un regard externe qui nous le montre nous aide grandement. 2010 a vu le lancement de ce site qui a commencé comme un wiki, puis un blog. 2011 va voir son ouverture. Tout formateur pourra si il en fait la demande ouvrir un blog.  Si vous êtes formateur et que cela vous intéresse, contactez nous.  Gratuitement vous pouvez vous faire connaitre, vous exprimer ou simplement publier vos compétences. Pour cette année : Il est prévu une formation linux très prochainement. Cette formation est un module qui fait partie d'une formation longue est certificante organisé par la CCI de Colmar. A la fin de la formation, le stagiaire sera capable de gérer un système linux / unix client ou serveur grâce aux outils du système et en écrivant des scripts bash. Si le système linux n'est pas beaucoup présent sur les ordinateurs de bureau, on le trouve beaucoup plus fréquement en tant que serveur. Par exemple ce site que vous lisez maintenant tourne sur un système linux. Pour la perspective, nous allons étoffer notre catalogue de formations et proposer des formations en les organisant de A à Z. Parmis les domaines que je voudrais proposer :
  • wordpress niveau 1 ( utilisateur ) : comment utiliser wordpress pour créer un site professionnel ou un blog.
  • Wordpress niveau 2 : pour webmaster et personnes désirant allez plus loin.
  • Statusnet : Comment mettre en place, configurer et utiliser un microblog pour une entreprise ou une association
  • Dokuwiki : Comment créer une documentation de manière collaborative.
  • Linux : niveau utilisateur , linux serveur, linux apache bash
  • AS400 : pour développeur ou toute personne utilisant le système.
Ce catalogue n'est pas fermée. Toute formation personalisée pourrait y être ajoutée. Pour toute question utilisez le formulaire de contact.

Formation linux

Formation linuxSi windows garde un quasi monopole sur les ordinateurs de bureau, Linux est très présent sur les serveurs. Aussi il est important d’avoir une bonne base de connaissances de ce système d’exploitation  dans un contexte d’administration réseau ou de développement d’application.

Public

Le public concerne les techniciens avec expérience professionnelle en informatique de 3 ans si non titulaires d’un diplôme de niveau IV ou toute personne titulaire d’un baccalauréat + 1 année d’étude supérieure ou 1 an d’expérience professionnelle, ayant de solides connaissances en informatique.

Pré-requis

Avoir un des connaissances en programmation informatique et un esprit logique.

Durée

6 jours

Objectif

A la fin de la formation, le stagiaire est capable de gérer un système linux / unix client ou serveur grâce aux outils du système et en écrivant des scripts bash..

Contenu

Partie 1 :  Linux niveau utilisateur ( base )

  • Etre capable d’Installer et utiliser linux sur un poste de travail.

Historique – philosophie gnu – les distributions – Installation d’une distribution – La base d’une utilisation au quotidien (le bureau * bureautique * internet * programmation * jeux * outils de graphisme * Administration du système * personnalisation du bureau ) – Installer de nouveaux programmes – Connaissance de l’arborescence des répertoires

Partie 2 :  Administration du base

  • Etre capable de gérer les travaux planifiés ou non, les utilisateurs et les permission

Gestion des processus – cron – Gestion des utilisateurs et des groupes – Gestion des permission : CHMOD
Partie 3 :  Administration serveur et réseau

  • Etre capable de gérer et partager des données depuis ou vers un système linux

Les principales commandes et fichiers unix liés au réseau – gestion d’un partage de données sur systèmes hétérogène – travailler de manière sécurisé sur un système distant – serveur FTP et LAMP.

Partie 4 :  Programmation shell : les principales commandes de base

  • Etre capable de gérer et partager des données depuis ou vers un système linux

La console – commandes unix de base – se déplacer dans les répertores – créer ou supprimer un répertoire – copier – créer ou supprimer un fichier …

Partie 5 :  Introduction au développement de scripts shell

  • Etre capable de développer un script bash

Les principes de base – les variable d’un programme – variables d’environnement – les redirection – les structures de contrôle – les fonctions – expressions régulières

Cette formation peut être adapté à vos besoins : pour toute demandes merci de me contacter

Evaluation de l’éducation dans les pays de l’OCDE

Ecole éducationLa dernière enquête PISA de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a rendu son rapport. La France se situe dans la moyenne, tout comme l'Irlande, le Danemark ou encore le Portugal. La France est au 27e rang sur 65.

L'enquête consiste à soumettre à des tests de deux heures un demi-million d'élèves dans plus de 70 pays. Elle évalue ainsi leurs acquis en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences.  Voici le classement : Numéro 1 : La ville chinoise de Shanghaï, 2 la Corée et en 3 la Finlande.

La France affiche un niveau très moyen pour son Pisa 2009.  La France est au 27e rang sur 65 dans le classement "Pisa" de l'OCDE (Elle était 13e en 2000 avec 40 pays ). Ces chiffres ne sont pas les seuls indicateurs inquiétants. L'école française est "injuste" selon l'étude de l'OCDE: le système éducatif français ne jouerait plus son rôle d'ascenseur social, l'impact du milieu socio-économique sur la performance des élèves étant de plus en plus élevé. Nous appartenons en effet aux pays où les catégories socioprofessionnelles, mais aussi le niveau de formation des parents, le patrimoine culturel familial sont les plus clivants. La nouveauté, c'est que Pisa a mesuré cette année le niveau des élèves issus de l'immigration. En France, ils sont 13 % - contre 10 % pour la moyenne de l'OCDE. Tous les pays rencontrent des difficultés avec les enfants nés de la première génération: en France, comme en Grèce et en Slovénie, ils courent au moins deux fois plus de risques de figurer parmi les derniers. Mais l'information inquiétante, c'est que nous ne parvenons pas non plus à faire réussir les jeunes de la deuxième génération: encore plus d'un tiers d'entre eux n'atteint pas le niveau 2.

Quelques points intéressants : Plus forte que la Finlande, la Chine. Le record des records est battu non par un pays mais par une ville. Avec ses 22 millions d'habitants, la ville de Shangaï a autant d'élèves que bien des petits pays. Elle entre cette année au palmarès pour la 1ère fois et termine 1ère avec un score de 600 en mathématiques (contre 541 pour la Finlande), de 575 en sciences et de 556 en lecture.

Les asiatiques bons en maths. Hong-Kong : score 555 ; Singapour 562, Tapei : 543… et la Corée 546. A l'image de ce dernier pays, qui a aussi multiplié par deux son élite en dix ans, le saut qualitatif opéré par les systèmes asiatiques est étonnant.

Difficile d'être immigré. En moyenne, dans les pays de l'OCDE, les élèves immigrés de la première génération accusent des scores inférieurs de 52 points à ceux des élèves autochtones (écart de 79 points en France), un écart qui représente l'équivalent de plus d'une année d'études. La performance en compréhension de l'écrit en France s'améliore de 23 points (contre 18 en moyenne dans les pays de l'OCDE) entre les élèves issus de la première et de la seconde génération.

Les filles meilleurs en langue que les garçons. Une année d'étude. Voilà l'écart entre les garçons et les filles en France en compréhension de l'écrit. Aujourd'hui c'est comme si les filles avaient à 15 ans étudié le français une année de plus que les garçons. Cet écart entre les sexes qui existe partout dans l'OCDE est supérieur à la moyenne dans les pays d'Europe du Nord (hors Danemark).

Les profs français les moins sympas… Dans les pays de l'OCDE, en moyenne 85 % des élèves déclarent être d'accord ou tout à fait d'accord avec l'affirmation "je m'entends bien avec mes enseignants" (contre 78 % en France) ; 68 % avec l'affirmation "la plupart de mes enseignants écoutent réellement ce que j'ai à dire" (contre 62 % en France) et enfin 66 % avec l'affirmation "la plupart de mes enseignants s'intéressent à mon bien-être" (contre 53 % en France). Ce qui dessine entre le prof français et l'élève une relation assez distante.

Efficacité. 79 % des élèves sont d'accord avec l'affirmation "la plupart de mes enseignants me traitent de façon juste" (contre 88 % en France) ; 79 % avec l'affirmation "si j'ai besoin d'aide, mes enseignants me l'offrent" (contre 80 % en France). Au fil des ans, cette relation du prof français et de son élève évolue, puisque par rapport à PISA 2000 l'affirmation "la plupart de mes enseignants me traitent de façon juste" engrange une augmentation de 16 % de réponses positives entre 2000 et 2009.

BIEN COMMUNIQUER

Bien Se présenter 

Recommandations pour réussir sa communication

Quelques questions à se poser:

        Que doit-on communiquer sur soi ?
        Peut-on tout dire ?
        Doit-on cibler les informations à transmettre ?

 

 Parlez de votre passé et de vos projets:

ž  Ayez réfléchi à votre cohérence, à votre enracinement
ž  Ciblez le message que vous souhaitez faire passer
ž  Prenez en compte le besoin d’appartenance des autres
ž  Capitalisez toutes vos connaissances dans un carnet
ž  Inscrivez vous à des colloques et des conférences
ž  Offrez de votre temps
ž  Soyez présent dans les salons professionnels
ž  Faites d’internet votre meilleur ami

Articles plus anciens «