La dernière enquête PISA de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a rendu son rapport. La France se situe dans la moyenne, tout comme l'Irlande, le Danemark ou encore le Portugal. La France est au 27e rang sur 65.
L'enquête consiste à soumettre à des tests de deux heures un demi-million d'élèves dans plus de 70 pays. Elle évalue ainsi leurs acquis en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences. Voici le classement : Numéro 1 : La ville chinoise de Shanghaï, 2 la Corée et en 3 la Finlande.
La France affiche un niveau très moyen pour son Pisa 2009. La France est au 27e rang sur 65 dans le classement "Pisa" de l'OCDE (Elle était 13e en 2000 avec 40 pays ). Ces chiffres ne sont pas les seuls indicateurs inquiétants. L'école française est "injuste" selon l'étude de l'OCDE: le système éducatif français ne jouerait plus son rôle d'ascenseur social, l'impact du milieu socio-économique sur la performance des élèves étant de plus en plus élevé. Nous appartenons en effet aux pays où les catégories socioprofessionnelles, mais aussi le niveau de formation des parents, le patrimoine culturel familial sont les plus clivants. La nouveauté, c'est que Pisa a mesuré cette année le niveau des élèves issus de l'immigration. En France, ils sont 13 % - contre 10 % pour la moyenne de l'OCDE. Tous les pays rencontrent des difficultés avec les enfants nés de la première génération: en France, comme en Grèce et en Slovénie, ils courent au moins deux fois plus de risques de figurer parmi les derniers. Mais l'information inquiétante, c'est que nous ne parvenons pas non plus à faire réussir les jeunes de la deuxième génération: encore plus d'un tiers d'entre eux n'atteint pas le niveau 2.
Quelques points intéressants : Plus forte que la Finlande, la Chine. Le record des records est battu non par un pays mais par une ville. Avec ses 22 millions d'habitants, la ville de Shangaï a autant d'élèves que bien des petits pays. Elle entre cette année au palmarès pour la 1ère fois et termine 1ère avec un score de 600 en mathématiques (contre 541 pour la Finlande), de 575 en sciences et de 556 en lecture.
Les asiatiques bons en maths. Hong-Kong : score 555 ; Singapour 562, Tapei : 543… et la Corée 546. A l'image de ce dernier pays, qui a aussi multiplié par deux son élite en dix ans, le saut qualitatif opéré par les systèmes asiatiques est étonnant.
Difficile d'être immigré. En moyenne, dans les pays de l'OCDE, les élèves immigrés de la première génération accusent des scores inférieurs de 52 points à ceux des élèves autochtones (écart de 79 points en France), un écart qui représente l'équivalent de plus d'une année d'études. La performance en compréhension de l'écrit en France s'améliore de 23 points (contre 18 en moyenne dans les pays de l'OCDE) entre les élèves issus de la première et de la seconde génération.
Les filles meilleurs en langue que les garçons. Une année d'étude. Voilà l'écart entre les garçons et les filles en France en compréhension de l'écrit. Aujourd'hui c'est comme si les filles avaient à 15 ans étudié le français une année de plus que les garçons. Cet écart entre les sexes qui existe partout dans l'OCDE est supérieur à la moyenne dans les pays d'Europe du Nord (hors Danemark).
Les profs français les moins sympas… Dans les pays de l'OCDE, en moyenne 85 % des élèves déclarent être d'accord ou tout à fait d'accord avec l'affirmation "je m'entends bien avec mes enseignants" (contre 78 % en France) ; 68 % avec l'affirmation "la plupart de mes enseignants écoutent réellement ce que j'ai à dire" (contre 62 % en France) et enfin 66 % avec l'affirmation "la plupart de mes enseignants s'intéressent à mon bien-être" (contre 53 % en France). Ce qui dessine entre le prof français et l'élève une relation assez distante.
Efficacité. 79 % des élèves sont d'accord avec l'affirmation "la plupart de mes enseignants me traitent de façon juste" (contre 88 % en France) ; 79 % avec l'affirmation "si j'ai besoin d'aide, mes enseignants me l'offrent" (contre 80 % en France). Au fil des ans, cette relation du prof français et de son élève évolue, puisque par rapport à PISA 2000 l'affirmation "la plupart de mes enseignants me traitent de façon juste" engrange une augmentation de 16 % de réponses positives entre 2000 et 2009.