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Par sa double expertise, pédagogique et technique, le formateur contribue au développement des compétences. Il favorise l'insertion sociale et professionnelle, l'acquisition d'une qualification.
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L'étude récente de la Cegos sur la formation en Europe fait ressortir une diversification des modalités pédagogiques. Un nombre important de salariés répondent apprendre via des conférences, des communautés de pratiques, des blogs, des wikis, des podcast…
L'offre formation au sein de l'entreprise utilise peu (voir pas) ces modalités ce qui veut dire que les collaborateurs les utilisent en dehors du monde professionnel. C'est un enjeu pour les services formations d'enrichir leurs offres internes pour de pas laisser s'échapper ce leadership de la compétence.
La révolution numérique apportée par les médias sociaux touche tous les domaines : communication, commerce, formation … Ils deviennent un réflexe pour tous au delà des “digital native”. Je vous propose d'initier dans ce post une liste d'idées d'usages de ces nouveaux outils … ce recueil se veut collaboratif, je vais l'enrichir de vos idées et expériences.
Le micro-Blogging (ex: Twitter)
1. Diffuser des informations tout au long d'un cursus de formation et garder ainsi le contact entre le formateur et le groupe. 2. Utiliser la limite des 140 caractères pour travailler la synthèse, la reformulation d'un groupe sur un sujet donné. 3. Amener ses stagiaires à organiser leur veille sur le sujet traité en formation.
Le partage de photos (ex: Flickr, Picasa)
1. Mettre en ligne les photos d'une session pour garder le souvenir de la formation (ex: esprit promo, souvenir de modalités particulières type cuisine ou sport). 2. Partager des photos prises sur le terrain pour montrer des opérations particulières (ex : montage/démontage), des mises en situation (ex : plv d'un nouveau produit, mise en place d'un rayonnage). 3. Constituer des dossiers de ressources qui sont ensuite utilisés soit en présentiel soit à distance lors d'exercices pédagogiques.
Le blog (ex: Worldpress, Typepad)
1. Se servir du blog pour inviter les stagiaires à formaliser, partager leur réflexion (ex: innovation, partage de pratiques). 2. Apporter des informations complémentaires en dehors des moments de formation en salle.
Le wiki (ex: google docs, wikispaces)
1. Construire ensemble des documents de références (ex: bonnes pratiques, procédures). 2. Organiser une discussion en proposant un cadre de formalisation.
Le partage de vidéos (ex: YouTube)
1. Rechercher l'avis d'un expert (ex: témoignage). 2. Se former à un mode opératoire (ex: dépannage d'un matériel, cours de musique).
Les présentations en ligne (ex: Slideshare)
1. Mettre en ligne le fruit d'un travail collaboratif. 2. Rechercher un contenu, un benchmark, un regard d'expert. 3. Obtenir l'avis des autres sur une présentation via les commentaires et le ranking.
Le Social bookmarking (ex: delicious)
1. Partager des favoris internet au sein d'une communauté. 2. Constituer un bouquet de sites pour inviter un groupe de stagiaires à travailler ensemble à distance.
Le calendrier collaboratif (ex: doodle, google calendar)
1. Trouver des plages communes pour travailler ensemble en synchronisant ses disponibilités. 2. Diffuser le calendrier d'un cursus mutimodalités (présentiel, elearnig, evaluation, visioformation ...). 3. Obtenir une visualisation de l'avancement des travaux des stagiaires (ex: chaque sous-groupe communique sur ses livrables).
Les réseaux sociaux (ex: Viadeo, Linkedin, Facebook, Ning)
1. Recherche des compétences (ex: en utilisant les profils), des conseils. 2. Se rapprocher d'experts, de ses pairs. 3. Appartenir à des communautés pour partager des pratiques.
Les cartes mentales en ligne (ex: Mindmeister, Bubblus, Mindomo)
1. Produire une réflexion collaborative à distance sur un sujet donné. 2. Formaliser des échanges lors d'une session de formation, puis enrichissement en asynchrone lors d'inter-session. 3. Structurer les idées de différents sous-groupes lors de sessions de formation ou au fil d'un dispositif.
Les outils de vote (ex: doodle)
1. Evaluer les connaissances des stagiaires. 2. Recueillir un vote pour adapter le programme de la formation (ex: niveau 2 d'une formation, modules complémentaires sur demande)
Les pages personnelles de démarrage internet (ex: igoogle, netvibes)
1. Inciter les stagiaires à construire un environnement d'apprentissage autour d'un sujet. 2. Développer une culture de formation informelle via l'abonnement à des contenus, des contributions sur des blogs, ...
Et voilà, cela fait déjà 30 idées …
Il ne suffit plus aujourd'hui de disposer d'informations utiles (leur collecte est de plus en plus facile), mais qu'il faut aller plus loin, avec des informations “stratégiques”. Comme le rappelait Jean-Pierre Bernat dans un de ses derniers articles,”la veille apparaît avant tout comme la recherche et la collecte d'information décisionnelle.”
Tout ça pour dire que cela m'a à nouveau fait réfléchir lorsque j'ai lu (même si c'est évidemment un clin d'oeil) “l'important maintenant n'est pas d'avoir des informations stratégiques, le problème est de savoir si elles sont stratégiques” (Denis Ettighoffer : voir article sur place-publique.fr). A rapprocher de ce que disait Bernard Besson , à savoir que l'un des boulots de la veille pour les prochaines années allait être d'aider à l'émergence de questions à partir des informations acquises et traitées.
Ce n'est plus pour moi une une supposition, ni une possibilité en fonction du contexte, mais désormais une certitude : la veille sera analyse, ou ne sera pas. Cessons donc une bonne fois pour toute notre activité de compilateurs frénétiques, mais analysons toujours et partout, de toutes les manières possibles (il y a bien des missions et bien des niveaux dans l'analyse…).
En admettant que l'on soit compétent pour travailler sur la dite information, de multiples opérations/connexions vont occuper nos dynamiques neurones :
- passage de l'information au crible de notre mémoire / de notre base de connaissances (ou base de données ou stock d'infos/ de notre expérience / de notre savoir / de notre savoir-faire - transmission de l'information pour discussion à nos pairs / collègues / réseaux : ne pas la transmettre brute, mais avec les questions que l'on se pose sur elle, ce qu'elle “déclenche” en nous… - exercice immédiat d'analyse, de réflexion, de créativité : a quoi ça peut bien servir ? pourrait-on utiliser cette info pour définir une orientation ou une action stratégique concrète ? Quel type d'action, de décision ? Est-ce que c'est transposable en la prenant autrement ? etc… - passage au crible de notre esprit critique : qui peut valider, infirmer, corroborer ?
A noter la difficulté de la veille lorsqu'on travaille avec le principe de précaution, dans la mesure où celui-ci s'applique dans un contexte d'incertitude, et introduit ainsi la prise en considération d'avis scientifiques peut-être minoritaires